Eté 2011 PDF Imprimer Envoyer

 

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Pour visionner les photos : PHOTOS 2011

 

Au fil des jours : Ascensions et autres aventures...

 

Toute l'équipe des "4000 des Alpes" est très heureuse de vous retrouver pour sa cinquième saison. Nous saluons les habitués et souhaitons la bienvenue à ceux qui nous rejoignent !

Comme les années précédentes, nous tenterons de mettre le site régulièrement à jour pour vous faire partager les ascensions de Dominique et Jean-Noël.

La fréquence des mises à jour est fonction de la possibilité de Dominique à nous transmettre des infos et de la disponibilité de "son secrétariat".

Vous avez toujours la possibilité de diffuser, via le site, vos messages ou questions à Dominique qui profite de ses retours dans les vallées habitées et connectées pour les consulter.

 

2 juillet 2011

 

Dominique a débuté, comme chaque fois,  son séjour alpin par une semaine d'entrainement et d'acclimatation. Cette année, c'est dans la région de Davos qu'il séjourne.

Il s'est offert les services d'un guide local pour sillonner la sentiers et y pratiquer l'escalade.

Le vendredi 1 juillet, pour sa première sortie, c'est dans un froid glacial, et même sous une tempête de grêle, qu'il a découvert son nouvel environnement.

Le samedi 2 juillet, il a effectué sa première escalade sous la neige... La météo est digne d'un mois de novembre !

 

3 juillet 2011

Grosse journée d'escalade sous un ciel fermé mais il n'a pas neigé. Les températures restent fraîches sous un vent du Nord.

Côté prévisions... rien de bon n'est attendu. La pluie et la neige en altitude sont annoncées pour mercredi ce qui rendrait toute tentative d'approcher les 4000 impossible.

Pour rappel, l'an dernier Dominique n'avait pu atteindre aucun des sommets de plus de 4000 m pour les mêmes raisons.

Il ne suffit pas qu'il arrête de neiger et qu'il fasse beau temps, il faut encore que les températures en haute altitude soient suffisamment élevées pour faire fondre ce qui est tombé. Ce sont donc de 10 à 15 jours de beau temps consécutifs qu'espère Dominique pour boucler son projet. Les 5 sommets qu'il lui reste à gravir sont très proches (tous situés à un jet de pierre du Mont Blanc) ce qui ne lui laisse plus la possibilité de se rabattre sur une autre région pour poursuivre ses ascensions. Quand on sait que ces 5 sommets peuvent être atteints en deux sorties seulement, l'on comprend que Dominique soit inquiet pour la suite de son séjour.

 

4 juillet 2011

 

450m d'escalade sous un ciel bleu.

 

6 juillet 2011

 

Départ pour Evolène, le traditionnel camp de base pour les ascensions de l'été. Les prévisions météorologiques restent préoccupantes.

8 Juillet

Le jeudi 7 juillet fut consacré à  de l'escalade à Arbaz sur les hauteurs de Sion. Pour le vendredi 8 juillet, même programme mais cette fois à Arolla. Le temps reste très instable et  exclu toujours toute possibilité d'envisager des ascensions en haute montagne.

 

11 juillet

Dominique et Jean-Noël sont montés ce dimanche 10 juillet à la cabane du Mont Rose (2880m) pour, poursuivre jusqu'à la Pointe Dufour (4633m) ce lundi. La Pointe Dufour est le sommet le plus élevé de la Suisse, il est situé sur la commune de Zermatt à la frontière entre la Suisse et l'Italie. Ils passeront la nuit à nouveau à la cabane du Mont Rose pour rejoindre, ce mardi 12 juillet  la cabane Margherita située à 4500 m d'altitude. Les fidèles se souviendront que la cabane Margherita (4554m) est la cabane gardée la plus haute du massif alpin. Pour Dominique, cette ascension s'inscrit dans son programme d'acclimatation en préparation  aux 5 sommets qu'il lui reste à gravir. Malheureusement, si les conditions d'enneigement permettent de parcourir le Mont Rose, il n'en est rien au niveau du Mont Blanc. Les 5 derniers sommets ne pourront être vaincus uniquement par la marche ce qui nécessite que les parois à escalader soient bien dégagées. Seul un ensoleillement et des températures positives permettront de libérer les passages... Le suspense grandit... et le réchauffement climatique  c'est pour quand ???

 

13 juillet

 

Chers amis, je suis aujourd'hui confronté à un choix difficile. En effet, demain jeudi 14 juillet, je dois quitter Bruxelles sur ma bicyclette pour une nouvelle expédition, cette fois à destination des châteaux de la Loire. Mais cela implique que je doive abandonner le compte rendu du feuilleton de l'été qui connait actuellement de réels rebondissements. Partir ou sacrifier mes vacances... car si je vous explique ce qui se déroule actuellement dans les Alpes, vous seriez capable de m'interdire de partir pour en connaitre la suite... Réflexions  faites, je pars et je vous communique les dernières infos. Désolé pour les accros qui devront patienter pour en connaitre la suite.

Dans le dernier épisode des aventures de Dominique, nous l'avions laissé dans le massif du Mont Rose. Il devait passer la nuit de mardi à mercredi à la cabane Margherita. L'arrivée à la cabane s'est faite dans un véritable blizzard. Ce mercredi matin, impossible d'en sortir car les orages et le vent sont d'une rare intensité. Le vent souffle à 120 km/h et le brouillard rend tout déplacement hasardeux. Ce déplacer dans de telles conditions serait trop dangereux car la descente se fait en partie sur un glacier jalonné de crevasses. Cette journée se limitera à un repos forcé dans une cabane perchée à 4554m... Si les conditions le permettent, un départ est prévu pour ce jeudi matin mais les 40 cm de neige prévues pour cette nuit risquent d'à nouveau tout compliquer, voire d'encore retarder la descente vers Zermatt... Si vous n'aviez jamais envoyé un sms à une connaissance aussi haut perchée, c'est le moment de le faire car il n'y a plus que les ondes qui atteignent les sommets.

Je vous donne rendez-vous dans maximum 10 jours pour de nouvelles révélations...

 

23 juillet

 

Me voila revenu de la Loire... 5 jours à vélo contre le vent et sous quelques averses, quelle aventure. La région est superbe et les châteaux sont sympathiques.

Revenons à  Dominique que nous avions laissé perché dans sa cabane à 4554m. Il y avait passé une nuit de plus contraint par une météo difficile et redoutait la descente sur le glacier fissuré. La nuit s'est finalement passée dans une bonne ambiance, tous les alpinistes "coincés" se sont "décoincés" et se sont joyeusement occupés jusqu'au petit matin où ils se sont mis en route dans une joyeuse farandole pour retrouver le plancher des vaches. Malgré la joie de redescendre, la prudence restait le maître mot de cette marche.

Depuis, la météo européenne est restée fidèle à son objectif : pourrir les vacances des juilletistes. Dominique n'a donc pas pu se lancer dans une seule ascension en haute montagne. Il pratique toujours l'escalade sur des voies de plus en plus compliquées complétant sa liste de performances.

Demain, dimanche 24 juillet, je pars à sa rencontre. Le programme débute par une fondue chez Raymonde. Pour la suite de la semaine, rien de précis, vous en connaissez la cause... Si en Belgique, la fin de la semaine s'annonce meilleure, pour le Valais il n'en est rien. Je vous ramènerai quelques photos.

A très bientôt.


1 aout

Me voila revenu d'Evolène. Comme on pouvait le pressentir, tous les sommets qui entourent le Val d'Herens sont couverts de plaques de neige dès 2900 m d'altitude. Cette dernière semaine de juillet fut donc consacrée à de l'escalade en pleine ou au-dessus d'Evolène.

Fin de semaine, la météo semblait plus favorable du côté italien des Alpes. Malheureusement, tous les refuges étaient pris d'assaut par les alpinistes fuyant la France et la Suisse. Au moment de quitter Dominique ce vendredi 29 juillet, il repartait avec Jean-Noël pour le Val d'Aoste  pour y faire de l'escalade puis monter en refuge pour une ascension  d'un 4000 m au cours du week-end. Reste qu'il s'agit d'un 4000 déjà gravi et qui ne lui permet toujours pas de remplir ses objectifs de l'été 2011.

Le retour du beau temps pour cette première semaine d'août va redonner quelques espoirs à notre duo d'alpinistes.

Philippe Stroobants, organisateur des séjours "A Chacun son Cervin", a contacté Dominique pour l'informer que les deux séjours proposés cet été se sont parfaitement déroulés et qu'il remercie encore tous les donateurs pour leur soutien à cette réussite.

Pour ma part, ce séjour consacré à de multiples balades s'est terminé le jeudi 28 juillet par une série d'aventures étonnantes. En effet, le matin, j'ai été attaqué par des guêpes après avoir posé le pied à proximité du nid, résultat : 3 piqûres et un sprint alpin. L'après-midi, toujours en balade, je suis déconcentré par un chien et me tord la cheville, résultat : une entorse. La nuit, alors que je dormais paisiblement, j'ai été attaqué dans mon sommeil par une chauve-souris enragée, alors que comme le prétend Bigard dans son célèbre sketch : "J'ai entendu à la radio ce matin que l'on a une chance sur 10 millions de se faire mordre par une chauve-souris enragée". Fuir face à une chauve-souris enragée alors que l'on a une entorse et la nuque gonflée par des piqûres était pour moi un calvaire. Heureusement que Dominique alerté par mon combat a fini par s'éveiller. En descendant l'escalier de la mezzanine sur laquelle il dormait, il a, par mégarde, écrasé l'animal passant à ce moment précis entre deux marches... Il s'est retrouvé avec des morceaux de chauve-souris entre les doigts de pied. Nous avons lancé la chauve-souris du balcon pensant qu'un peu d'air frais allait lui permettre de retrouver ses esprits. Nous avons constaté qu'elle s'est écrasée au sol 3 étages plus bas... Reste à espérer que des associations de protection de ce charmant animal ne nous feront pas un procès pour maltraitance. A part moi qui aurait pu vivre en une journée autant d'événements aussi surréalistes ???

3 aout

Dominique est rentré hier lundi de sa course du week-end. Course qu'il qualifie de magnifique et au cours de laquelle, il a traversé le Petit et le Grand Paradis (quelques photos d'un confrère).

Ce mardi 2 août, il était toujours dans le Val d'Aoste pour attaquer une grosse voie difficile à Champorcher.

Les conditions météorologiques nécessaires à la poursuite des 4000 restent insuffisantes même si le retour partiel du beau temps lui donne quelques espoirs.

 

  

9 aout

 

De bonnes nouvelles me sont parvenues du pays des Helvetes. La meteo va enfin permettre a Domonique de tenter l'ascension  des 5 derniers 4000 qu'il lui reste.

Dominique et Jean-Noel seront accompagnes de deux autres cordees. Depart mercredi pour Courmayeur et la cabane Monzino, puis arête de Peuterey et Blanche de Peuterey (sommet 4000) puis bivouac col de Peuterey (4000, dehors dans la neige) et vendredi Pilier d'Angle (sommet 4000) pour tenter de sortir au sommet du Mont Blanc.

19 aout

 

Me voilà de retour, après un été mitigé, c'est le moins que l'on puisse dire...

 Comme chacun, j'ai dû composer avec ce qu'il était possible de faire et... être créatif pour essayer d'aller en montagne ou au moins de découvrir de nouveaux coins pour s'adonner à l'escalade en basse ou moyenne altitude. Difficile de bien juger la limite en montagne, jusqu'où peut-on aller sans prendre de trop gros risques?

Bien sûr, l'attente fut parfois difficile, surtout que nous avions le souci de nous entraîner sans cesse, histoire d'être prêt quand les conditions s'amélioreraient. Malgré tout, l'été fut rempli de belles rencontres et de découvertes magnifiques.

Nous avons visité 5 sommets de 4000 mais seulement un seul nouveau, il reste donc encore 4 sommets à découvrir l'an prochain.

Nous avons gravi l'arête de Peuterey, à partir du refuge Monzino, ce fut une grande ascension dans un cadre extraordinaire, sans doute le plus bel, en tout cas le plus impressionnant endroit des Alpes, le côté sud, italien, du Mont Blanc. Partis à 3h30, nous avons, après une longue marche d'approche, pris pieds sur le glacier du Freney grâce à trois rappels. Traversée du glacier très crevassé au son des chutes de séracs près des rochers Gruber. Puis les vires Schneider et la longue et très délicate remontée en escalade sur le fil de l'arête.

Une fois sur l'arête, l'impression de haute montagne et de vide est très forte et les traversées sont encore plus délicates dans ce paysage himalayen... Après les sommets intermédiaires, nous sommes arrivés au sommet de l'Aiguille Blanche de Peuterey et avons rejoint le col de Peuterey à 17h, par des rappels. Nous avons bivouaqué au col et j'ai passé la nuit la plus froide de ma vie. 

L'expression "claquer des dents" a pris tout son sens... Le lendemain, je n'avais pas du tout récupéré, au contraire, j'avais le mal des montagnes, les pieds gelés et le souffle très court. Trop court... Nous avons entamé la montée dans la nuit pour atteindre le pilier d'Angle, deuxième sommet convoité pour cette ascension, mais très vite, j'ai dû me résigner au fait que je ne pourrais pas continuer dans cet état. Continuer aurait signifié sortir par le Mont Blanc de Courmayeur par de grandes et raides pentes de neige-glace, ensuite rejoindre le Mont Blanc de Chamonix et descendre sur l'Aiguille du Midi, un itinéraire méga-long que l'on ne peut entreprendre qu'en super forme.

Impossible de redescendre dans mon état vu la longueur et surtout la difficulté et la dangerosité des itinéraires, nous avons dû nous résigner à appeller l'hélico...une première...

Comme a dit Jean-Noël, vu le terrible accident mortel qui avait eu lieu la veille, juste à côté de notre itinéraire, mieux vaut parler d'hélicoptère à temps, quand la sagesse l'impose même si cela procure de la frustration et de la tristesse. Le Pilier d'Angle était à 300m...Décision difficile à prendre mais qui fut la bonne sans le moindre doute. Bravo à François et Antoine ainsi qu'à leurs clients Isabelle et Hubert, de sacrés alpinistes!

Il faudra donc revenir pour grimper ce Pilier d'Angle. S'entraîner à nouveau, se réacclimater, se gonfler à bloc pour affronter les difficultés. C'est sans aucun doute ce qui fait la difficulté mais surtout la beauté des cette entreprise des "4000 des Alpes", c'est que ce n'est pas donné. Il faut aller chercher chaque sommet en bravant les difficultés, les peurs, les doutes...

Une citation de Patrick Berhault, lue dans le livre d'André Georges "Une vie pour la Montagne", me reste en tête tellement elle résume tout :

"Ce ne sont pas les difficultés qui ont été incroyables, mais plutôt la chance d'avoir une telle envie de les vivre".

A l'année prochaine.    

MERCI à Olivier pour la gestion du site!