Bruxelles - Evolène PDF Imprimer Envoyer

A vélo du 15 au 22 juillet 2010

Ci-dessous (un clic pour accéder) :

A. Présentation du projet

B. L'itinéraire

C. Les étapes au jour le jour

D. Envoyez un commentaire...


A. Présentation (par Olivier G.) :


L’idée de relier Bruxelles à Evolène est née de l’envie de relever un défi personnel pour saluer la fin de la conquête des 4000 des Alpes par Dominique.

 

A l’origine, j’envisageais de relier seul la Belgique à la Suisse à la mi-juillet pour y retrouver Dominique arpentant les sommets depuis le début du mois.

 

Après lui avoir communiqué cette décision, quelle ne fut pas ma surprise d’apprendre qu’il souhaitait participer à cette expérience nouvelle et qu’il reviendrait le 14 juillet pour entamer le lendemain ce périple à mes côtés !

 

Nous pourrons donc nous réjouir qu’en cas de réussite, nous aurons entrepris l’ascension d’un sommet de plus de 4000 m à la seule force de nos mollets et cela depuis Bruxelles !

 

Depuis lors, nous menons en commun les préparatifs de ce voyage : achat ou mise à niveau des vélos, étude des itinéraires, choix des lieux d’étapes, lecture d’expériences dans le domaine. Depuis début mars, nous nous entrainons chaque week-end... Dominique loin devant et moi quelque part à l'arrière... Nous avons poussé nos préparatifs jusqu’à choisir en commun le contenu de notre garde-robe… Une garde-robe ??? Il s’agira plutôt de l’équivalent d’un petit sac à dos qui doit juste nous permettre de faire bonne figure le soir à l’étape… Ne soyez pas étonnés, en consultant les photos, de constater que durant une semaine nous nous limitons à une tenue pour le jour et à une autre pour les étapes… De la lessive sera aussi emportée !

 

 

B. Itinéraire :

 

Pour la première moitié de l’itinéraire, un axe est rapidement ressorti de l'analyse des cartes : la Vallée de la Meuse.  Depuis Namur, nous longerons la Meuse sur près de 350 km pour arriver à proximité de sa source.

 

Nous rejoindrons Namur après avoir emprunté le Ravel 2 entre Jodoigne et Eghezée. Le Ravel 2 nous guidera jusqu’à Hastière à la frontière française. Passé la frontière, nous emprunterons pour notre seconde étape la « Voie Verte Trans-Ardenne » de Givet à Charleville-Mézières.

 

Après nos 4 premières journées en bord de Meuse et avoir frôlé la source de ce fleuve, nous obliquerons le 5e jour en direction de Besançon. De là, nous entamerons une sixième étape qui nous amènera dans les faubourgs de Pontarlier. Une étape qui s’annonce superbe mais surtout physique car nous aurons près de 1450 m de dénivelé à gravir…  En guise de motivation, une superbe maison d’hôte et sa table d'hôtes ont déjà été réservés !

 

L’avant dernière étape ralliera  dans un premier temps Pontarlier à la frontière suisse d’où nous plongerons, au propre comme au figuré, sur le Lac Léman. A partir de Lausanne, nous suivrons la "Route du Rhône" (itinéraire cycliste de 350 km qui relie Genève à Andermatt) jusque Sion, capitale du Valais.

De Sion, située à près de 500 d’altitude, nous devrons trouver l’énergie pour nous hisser jusqu’à Evolène (Val d’Herens) perchée à 1380 m…  Là, nous comptons d’abord nous reposer avant de poursuivre à pied le reste de nos aventures.

 

Pour visualiser les parcours sur une carte, cliquez dans la première colonne sur l'étape de votre choix.

Etapes

Jour

Date

Départ

Arrivée

Distance

 

Etape 1

 

Jeudi

15/07/10

Bruxelles

Givet

116 km

 

Etape 2

 

Vendredi

16/07/10

Givet

Floing (Sedan)

92 km

 

Etape 3

 

Samedi

17/07/10

Floing (Sedan)

Lacroix-sur-Meuse

118 km

 

Etape 4

 

Dimanche

18/07/10

Lacroix-sur-Meuse

Vrécourt

113 km

 

Etape 5

 

Lundi

19/07/10

Vrécourt

Geneuille

111 km

 

Etape 6

 

Mardi

20/07/10

Geneuille

Les Granges-Narboz (Pontarlier)

75 km

 

Etape 7

 

Mercredi

21/07/10

Les Granges-Narboz (Pontarlier)

Saint-Maurice

124 km

 

Etape 8

 

Jeudi

22/07/10

Saint-Maurice

Evolène

60 km

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

C. Les étapes au jour le jour :


Etape 1:  le 15 juillet de Bruxelles à Givet

Alors voilà, ça y est, cette fois c'est parti, Dom et Oli ont enfourché leur fier vélo et roulent désormais sur les routes de Belgique, de France et de Suisse. Le départ s'est fait ce 15 juillet, à 10h30, sous les vifs encouragements de Martine qui, heureusement, n'avait pas oublié son appareil photo. On nous promet pour très bientôt des images inédites des deux héros en authentique costume de cycliste.

Départ à 10h30, donc, et très vite, un premier incident : Dom se rend compte qu'il a oublié ses chaussures d'"après vélo". Heureusement, ils n'avaient quitté la maison que de 500 mètres. Bref demi-tour, donc, et après ce faux départ, les voilà définitivement en route, direction Jodoigne, où, comme vous le savez sans doute si vous vous tenez un minimum au courant de l'actualité (et si vous n'avez pas passé ces dernières vingt-quatre heures dans une cave – ou à l'étranger), l'orage a fait rage. Ce matin encore, nous dit Oli, "les pompiers faisaient tomber les tuiles des toits".

Puis c'est le Ravel 2 jusqu'à Givet. Dom et Oli ont allègrement roulé sur les nombreuses branches et autres troncs d'arbres que les pompiers n'avaient pas eu la bonne idée de dégager avant leur passage. Qu'importe. Sur le coup de 14h30, ils avalent un sandwich à Namur, puis c'est le Ravel le long de la Meuse : paysages magnifiques, selon les deux intéressés. Dom hésite à écraser la centaine de canards et de cygnes qui ne daigne s'écarter à son passage, puis manque de projeter dans le fleuve une dame qui passait par là pour promener son chien. C'est alors que survient le deuxième drame : l'élastique de son sac à dos se coince dans le dérailleur de son vélo. Il faudra bien quatre mains pour se dépatouiller de cette situation.

Puis c'est Dinant. Ah, Dinant ! Cent kilomètres pile-poile au compteur, ça se fête. Il reste malheureusement vingt-trois kilomètres pour rejoindre la première étape. Malheureusement puisque ce seront semble-t-il les plus durs. La jambe qui tracasse Oli depuis quelques semaines commence à se faire sentir. Quand à Dom, il a "un peu mal aux fesses".

18h30. Voilà Givet, premier village de France, à un jet de pierre de la Belgique (pratique : on peut encore téléphoner sur le réseau Proximus). Givet. Ses célébrités locales, sa gastronomie, son maire. Dom et Oli font un peu de tourisme avant de profiter d'un repos bien mérité dans le lit à deux places de leur sympathique chambre d'hôtes.


Etape 2 : le 16 juillet de Givet à Floing (Sedan)

Revenons un instant sur la magnifique tenue de Dom et Oli (pour ceux qui n'auraient pas encore vu les photos, elles sont ici). Contrairement à ce que l'on pourrait croire, les étoiles rouges sur fond blanc ne sont pas une simple coquetterie d'originaux fantaisistes obsédés par leur look. Elles symbolisent en fait la Valais, terme de la périlleuse expédition de nos rois de la pédale, dois-je vous le rappeler – mais n'anticipons pas; ils roupillent actuellement dans une chambre d'hôtes de Floing (papier peint anglais, déco rococo et assiettes sur les murs, ça fait rêver), à plusieurs centaines de kilomètres d'Evolène, point de départ annuel des ascensions de Dom.

La journée fut apparemment superbe : 80 kilomètres en site propre, le long de la Meuse, d'écluse en écluse, de village traditionnel en village traditionnel, sur une route de halage. La route était, selon les mots de nos héros, un véritable "tapi" de goudron entièrement destiné aux roues délicates des amateurs de vélos – peu nombreux dans cette région désolée, il faut bien le dire. Quelques restes de la tempête de mercredi leur ont en outre barré le passage, les obligeant à emprunter un bref instant la voie rapide. Un modèle réduit de l'Atomium fièrement planté dans un jardin local a jeté comme un voile de nostalgie chez Dom et Oli, tandis qu'ils s'éloignaient un peu plus, à chaque coup de pédale, de Bruxelles.

Notons ce rapide passage par Charleville. Les plus lettrés d'entre vous auront reconnu le lieu de naissance d'Arthur Rimbaud, cet aventurier de la première heure qui fut marchand d'armes en Afrique avant de finir en poster dans les chambres de jeune fille. Dans une lettre à Georges Izambard, Arthur écrivait ses mots savoureux : "Monsieur, vous êtes heureux, vous, de ne plus habiter Charleville ! - Ma ville natale est supérieurement idiote entre les petites villes de province." La ville, guère revancharde, assume aujourd'hui fièrement sa condition de ville natale du poète des poètes et essaime un peu partout ses allusions. "Je sais les cieux crevant les éclairs, et les trombes, et les ressacs, et les courants : je sais le soir, l'Aube exaltée ainsi qu'un peuple de colombes, et j'ai vu quelquefois ce que l'homme a cru voir!" Si vous n'aimez pas Rimbaud, ouste, mécréant. Refermons cette parenthèse littéraire.

Tout roule, donc, c'est la cas de le dire. Dom n'a plus mal aux fesses. Oli s'arrange avec sa jambe. Il fait chaud. Nos deux héros ont beaucoup sué aujourd'hui et s'hydratent abondamment. Ils doivent à présent composer avec un début de constipation – Oli, en garçon débrouillard, est aussitôt parti acheter des fibres à la pharmacie. Admirons la franchise de ces deux aventuriers qui ne nous épargnent rien de leurs tourments intérieurs.

Déception. Dom et Oli ont manqué le concert gratuit des Animals présenté à Fumay, ce vendredi, dans le cadre du festival Festimeuse. The Animals, quand même, The house of the rising sun, c'est pas rien (on se demande un peu ce qu'ils font dans un bled pareil). Demain, ils ratent à regret un concours de sosies de Claude François dans la région. Entretenir son corps ou se cultiver, il faut choisir. Nos forçats de la route ont choisi.

Etape 3 : le 17 juillet de Floing à Lacroix-sur-Meuse

Oli et Dom m'avouent être un tout petit peu gênés de voir leurs tourments intérieurs évoqués sur la toile. Ils tiennent cependant à rassurer leurs nombreux lecteurs : aujourd'hui, "ça va mieux". Ils ont tous deux, ce matin, profité, chacun à leur tour, d'un quart d'heure de solitude, la solitude étant plus propice, psychologiquement, enfin, vous voyez ce que je veux dire.

Ce que nous retiendrons de tout ça, donc, c'est que "ça va mieux".

Une belle journée à nouveau, aujourd'hui, quoique radicalement différente de celle d'hier. Hier : une route comme un billard, le long de la Meuse, le soleil dans le ciel, avec l'esprit de Rimbaud dans les jambes. Oli : "Je pédalais en alexandrin." Aujourd'hui : les champs de batailles de Verdun, un ciel lourd et menaçant, les bunkers, le long de la route, dans lesquels les fermiers abritent désormais leurs vaches. Nos courageux sportifs vont de village en village (un village : une mairie, une église, un cimetière), traversent de beaux paysages agricoles, grimpent les collines, dévalent les collines, dépassent les tracteurs. Dom a ainsi frôlé les soixante kilomètres en descente, Oli a dépassé les cinquante-cinq. Ils ont avalé leurs cent dix kilomètres en quelques heures à peine. A quatre heures, tandis qu'ils approchaient déjà de leur étape du jour, ils ont choisi de flâner sur les derniers kilomètres, trouvant intéressant de se prendre en photo sur des bottes de foin. Dom : "J'ai fait la courte échelle à Oli, je l'ai propulsé en l'air, il s'est affalé sur le sommet de la botte." Résultat : élongation à la fesse droite.

La journée fut aussi émaillée de rencontres avec des collègues cyclistes. Un Français, venu du Pays-Basque, remontant la France, bardé de tatouages, et qui leur baratinait de drôles d'histoires où il était question de Coupe du Monde, de fanion allemand et de pneus crevés, et un jeune Polonais épuisé sur la route de Paris. Dom : "Celui-là, on l'a dépassé sans peine. Même Oli."

Nos cyclistes, bien que concentrés sur leur guidon, n'en perdent pas moins leur légendaire sens de l'humour. Ils notent ainsi avoir traversé la rivière de Chiers (on voudrait parler d'autre chose, on y revient toujours), non loin du village de Glaire. Plus loin, c'est le village de Consenvoye, ce qui nous vaut ce savoureux calembour de Dom : "C'est ici Consenvoye, en l'air." (Rappelons lui ce mot de Victor Hugo : "Le calembour est la fente de l'esprit qui vole. Le lazzi tombe n'importe où ; et l'esprit, après la ponte d'une bêtise, s'enfonce dans l'azur. Une tache blanchâtre qui s'aplatit sur le rocher n'empêche pas le condor de planer. Loin de moi l'insulte au calembour ! Je l'honore dans la proportion de ses mérites ; rien de plus. Tout ce qu'il y a de plus auguste, de plus sublime et de plus charmant dans l'humanité, et peut-être hors de l'humanité, a fait des jeux de mots. Jésus-Christ a fait un calembour sur saint Pierre, Moïse sur Isaac, Éschyle sur Polynice, Cléopâtre sur Octave. Et notez que ce calembour de Cléopâtre a précédé la bataille d'Actium, et que, sans lui, personne ne se souviendrait de la ville de Toryne, nom grec qui signifie cuiller à pot. ") Si la journée fut moins poétique que la veille, elle n'en fut pas moins ludique.

Oli et Dom dorment ce soir à l'Auberge de la pêche à la truite,  beau domaine piscicole où l'on pêche à la truite (d'où son nom). Oli : "Lorsque je suis entré dans la chambre, je me suis pris une toile d'araignée en pleine poire – on doit êtres les seuls à dormir ici. Nous logeons dans les combles et comme on n'aère pas souvent, il fait pas loin de quarante degrés." Au moins, la truite devrait être bonne. Mais ça nous ne le saurons que demain (que deux pieds).

Etape 4 : le 18 juillet de Lacroix-sur-Meuse à Vrécourt

Mine de rien, c'est déjà le quatrième jour de vélo pour Oli et Dom et il semblerait bien qu'ils pètent la forme plus que jamais, l'effet de l'endorphine qui se dépose dans leur cerveau sous l'effet de l'effort physique intense, probablement. Ou de la truite au bleu qu'ils ont dégusté hier. Dom : "On parle de truite au bleu lorsqu'elle est pêchée dans la rivière puis mangée dans l'heure qui suit. Quand on la cuit, la peau bleuit, preuve qu'elle est bien fraîche. Délicieux." Pour le reste, la serveuse a essuyé ses lunettes sur la nappe pour lire la carte des desserts, le lit était trop petit et la lessive, ce matin, encore humide. Aussi Oli a-t-il dû sécher son pantalon au sèche-cheveux.

La journée fut, selon les propres termes de Dom, fabuleuse. Peu de monde. Un ciel bleu magnifique. La Meuse, encore. Passage par Domrémy-la-Pucelle, ville natale de Jeanne d'Arc, of course, et par l'étonnant château Stanislas de Commercy, avec sa grande cour en demi-cercle dans le prolongement de la place du village. Si non, quelques infractions : Oli a grillé un des deux feux rouges qu'ils ont croisés en chemin et Dom a fait un excès de vitesse dans une zone 30. Mais bon, c'est dimanche en France profonde, et les dimanches en France profonde, pour ceux qui connaissent, il n'y a guère foule. Ce qui a valu quelques frayeurs à nos deux cyclo-gastronomes qui avaient eun temps envisagé de faire leur propre popote dans la petite cuisine de leur gîte, sans songer aux magasins tous unanimement fermés en cette journée de repos traditionnel. (Mais que fait Sarkozy ?) Dom : "On se voyait déjà manger l'unique paquet de chips trouvé dans le placard, avec de l'eau. J'ai finalement trouvé une boulangerie fermée dans un hameau. La dame était à sa fenêtre. Elle a ouvert rien que pour moi. J'ai dévalisé le magasin : pâtes, sauces tomates, et un vin du patron à 3 euros la bouteille dont je dirai des nouvelles demain." Espérons qu'elles soient bonnes.

Particularité des villages de la région : ils se terminent tous pas -court. À Soulaucourt, Dom a attendu Oli devant un terrain de tennis. Je vous laisse relire ce que Victor Hugo écrivait sur le calembour (voir ci-dessus).

La rencontre du jour. Oli : "Devant la maison de Jeanne d'Arc, alors que nous nous apprêtions à partir, une pensionnée nous a demandé si on faisait le Tour de France. Vingt kilomètres plus loin, je me fait klaxonner par une voiture. Une dame ouvre sa fenêtre. C'était la même pensionnée, toute contente de nous retrouver."

Ah oui, et puis, c'est aujourd'hui que les côtes, les vraies, ont fait leur apparition, des côtes toutes droites, de 11, 12% parfois. Heureusement, demain Dom et Oli pourront se repose au Lavoir des rêves, un hébergement avec piscine et table d'hôtes, miam miam.

Bon, pour finir, une citation littéraire, comme on en a pris désormais l'habitude. Comme la journée fut placée sous le signe de la Pucelle, eh bien, citons donc ces quelques vers de Villon, chantés par Brassens : "La royne Blanche comme un lys, / Qui chantoit à voix de sereine ; / Berthe au grand pied, Bietris, Allys ; / Harembourges, qui tint le Mayne, / Et Jehanne, la bonne Lorraine, / Qu’Anglois bruslèrent à Rouen ; / Où sont-ils, Vierge souveraine ?… / Mais où sont les neiges d’antan !"

 

Etape 5 : le 19 juillet de Vrécourt à Geneuille

et

Etape 6 : le 20 juillet de Geneuille à Pontarlier

Oui oui, voilà la suite des aventures de Dom et Oli avec un poil de retard, ben oui, l'appareil d'Oli qui nous sert à communiquer, lundi, était épuisé. Et mardi soir, c'est moi qui étais épuisé.

Lundi soir, le Lavoir des rêves, donc, piscine avec la fille des proprios (Oli : "Du coup, on n'a pas trop osé faire les fous."), et tables d'hôtes. Oli : "Belle table en tek, une famille avec ses enfants, un jeune couple en balade et une dame qui est arrivée avec trois quarts d'heure de retard. Comme elle a fait un peu de montagne, elle a étalé ses quelques ascensions devant Dominique, imperturbable. Si non, on a parlé football, politique belge, un peu française. Ils nous ont dit tout le bien qu'ils pensaient des Belges et nous ont remerciés plusieurs fois de notre présence."

Ce mardi, étape éprouvante avec 1500 mètres de dénivelés, beaucoup de montées, un peu de descente, des lacets extraordinaires, "des pentes qu'un Tour de France ne prendrait jamais" (Oli), sans compter la chaleur caniculaire. Une étape "attendue", "crainte" même si finalement "ça bien a été" (Dom). Heureusement, une belle maison d'hôte, la Tour du coq doré, les attendait à leur arrivée.

Je vous recopie ici (presque) tel quel un sms de Dom et Oli sur leur déjeuner de lundi. Dom : "Hier midi, recherche de bistro pour casser la croute. Affamés. Trouvé, difficilement mais enfin, trouvé the place to be. Soi-disant climatisé, patron en T-Shirt Johnny, vexé de n'avoir pu nous refourguer son menu à 10 euros (trop lourd et gras à notre goût)." Oli : "On commande deux sandwichs. Il revient avec la commande, sans serviette ni assiette, directement sur la table, le tout tenu dans une main." Comme quoi, les épreuves ne sont pas forcément là où on les attendait.

Dom : "Demain on arrive en Suisse et dans deux jours, on est à Evolène. Je me remets tout doucement à penser à mes 4000." Ça commence à sentir la fin.

Etape 7 : le 21 juillet de Pontarlier à Saint-Maurice

Oli et Dom sont donc arrivés au terme de leur septième et avant-dernière étape, à Saint-Maurice, dans le canton de Vaud. Dom : "140 kilomètres bien tassés, la plus longue étape, la plus contrastée aussi. Un peu fatigué mais moral au zénith. J'ai battu le record de vitesse, 62 kilomètres à l'heure - j'ai pas vu la douane ! Hier soir, rencontre avec des belges sympathiques au gîte de Chaumont. Oli est de plus en plus en forme chaque jour. Entente impeccable."

Ce soir, Dom et Oli, décidément pas fâchés avec la petite reine, ont été au restaurant... à vélo. Dom : "Au moment de repartir, j'ai constaté que j'avais un pneu crevé. On l'a rapidement réparé. Trop facile."

Demain, c'est la grande montée sur Evolène. Etienne et Danielle Porta, Brigitte et François Hanin les attendent à mi-parcours avec le pique-nique. J'espère être en mesure de donner plus d'informations demain.

Etape 8 : le 22 juillet de Saint-Maurice à Evolène

Ces quelques mots pour vous dire que ça y est, voilà, Dom et Oli ont remporté leur pari et atteint Evolène hier après-midi, à vélo. Dom : "Départ à 9h00 de Saint-Maurice. La première partie longe le Rhone jusqu'à Sion. Facile. Puis, ça commence à grimper. C'était très dur. Très vite, on s'est retrouvé trempé. On n'est pas étonné que les coureurs du Tour boivent dix litres par jour. A Vex, les Porta et les Henin nous attendaient le long de la route pour nous encourager. Plus loin, on a pique-niqué avec eux. En tout, on a grimpé pendant une heure trois-quart environs, sur vingt-quatre kilomètres. Au village, on a fini l'après-midi autour d'un verre avec Jean-Noël et des copains. Voilà. On est super contents d'être arrivés. Tout s'est merveilleusement passé."

Merci à Dom et Oli pour ce feuilleton d'été. A l'année prochaine ?

 

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Commentaires 

 
0 #14 Anne 2010-08-01 18:05 C'est super de pouvoir suivre en direct et en images les exploits et les aventures des cyclistes…beaucoup plus passionnant que le Tour de France…
Bravo pour tous ces km parcourus apparemment si allègrement…et bon courage pour les dernières côtes des 4000!
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0 #13 marie-agnès 2010-07-25 14:07 félicitations pour ces parcours variés!
Excellente reprise des ascensions avec Jean-Noel!
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0 #12 Danielle et Michel 2010-07-24 10:23 Un grand merci à toute l'équipe Pédaleurs et chroniqueur pour ce bon feuilleton;
Bonne semaine de repos bien méritée avant d'autres aventures.
Amitiés à tous,
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0 #11 Danielle et Michel 2010-07-24 08:24 Bravo et merci à toute l'équipe pédaleurs et chroniqueur pour ce bon feuilleton!
Bonne semaine de repos à tous,
Amitiés
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0 #10 Pascal 2010-07-22 14:15 Evolène, jeudi 22 juillet 14 h 45: BRAVO les gars. Belle perf. Et sans seringue. Vous avez mérité une bière… Citer
 
 
+1 #9 anne 2010-07-20 11:50 Salut les cyclistes,
Petite pause pour consulter le récit de votre aventure. Pas encore de nouvelles de l'étape d'hier. Super chouette de pouvoir suivre votre formidable aventure. Après tous vos kms d'hier, les kms de ce jour sont un peu plus légers . Courage les gars. On vous pousse dans le dos. Bravo pour le site et merci au journaliste-prof-de-français !
Anne
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0 #8 Denise 2010-07-18 19:52 Bravo à tous les deux ! et merci de tes nouvelles Dom. La tenue est magnifique, élégante et personnalisée, comme chaque fois que tu réalises quelque chose.
Profitez bien des paysages, si possible, et je me réjouis de te revoir à Evolène.
Bises.
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+1 #7 Pascal et Colette 2010-07-16 19:26 Alors là, on n'en revient pas : vos tenues cyclistes sont fabuleuses ! On reconnaît bien là votre élégance et votre distinction naturelles. Et oui, le Ravel le long de la Meuse, c'est une "couque", surtout à Dinant, à côté des derniers kilomètres à faire. Mais c'est fait, bravo et bonne continuation. On est de tout coeur avec vous ! Citer
 
 
0 #6 anne 2010-07-15 19:37 Hello vous deux,
A l'heure qu'il est, vous êtes sans doute arrivés à la force des mollets. Bon vent, bonne découverte, et belle aventure. Je pédale à vos côtés.
Anne
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0 #5 Brigitte et François 2010-07-15 15:49 Bonne route les champions !
Nous vous souhaitons du bon temps, sans canicule ni orages.
Et nous serons heureux de vous encourager au bord de la route pour les derniers kms.
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